Version in situ au Singapore Art Museum.
« Je compris qu’il me faudrait autrement déchiffrer les mille et un mystères contenus dans les propositions d’Emmanuel Guillaud. Propositions secrètes, suspendues, hèrètiques, au sens où Pasolini voyait l’effraction ouvrir un champ plus ample…
J’entrais dans un bain d’images qui découpaient l’obscurité, s’accordant des rythmes différents, m’abandonnant aux excès d’une promenade tour à tour désertée par l’humanité ou vivement habitée, certaines visions approchant la violence d’une gifle. Le silence de cette bande-son claquait des dents. La fièvre énumérait les lieux comme les corps.
Dans ces dispositifs préparés comme des rituels, Emmanuel Guillaud échappe à la durée d’un récit traditionnel…. Ainsi les mondes vacillants que déploie Emmanuel Guillaud ne sont guère là pour rassurer. La nuit est un territoire où tout semble permis, mais où n’achoppe aucun aboutissement.
Emmanuel Guillaud nous laisse seuls juges de cette promenade singulière, orchestratrice d’attentes, amorale. Infiniment mortelle. Fébrilement vivante. »
Extrait du texte du critique et poète Pierre Giquel, écrit lors de la version à la School Gallery, Paris
Version en extérieur, dans les jardins de l’ancienne ambassade de France à Tokyo.
« Dans le labyrinthe de cordes, d’écrans et d’images flottant dans l’obscurité, la tension est palpable jusque dans les suspensions utilisées pour porter les écrans. En désorientant le visiteur et en le plaçant au cœur du dispositif, Guillaud active les sensations de tensions et d’excitations qu’il y a à se retrouver dans ces lieux abandonnés, rendant tangible cet état second qui caractérise la montée du désir.
L’installation est un “work in progress” permanent, l’artiste agglomère de nouvelles images issues de ses pérégrinations et adapte à chaque fois la monstration à l’espace d’exposition, si bien qu’Until the sun rises ne se présente jamais deux fois de la même façon. »
Guillaume Lasserre, Mediapart
« Sorte de diaporama tentaculaire, “Until the sun rises” est un projet se renouvelant régulièrement, selon le lieu où il est présenté. Les images projetées proviennent cependant toujours de la même source : des photographies prises au Japon lors de longues errances nocturnes dans des parkings, des lieux abandonnés ou sur des routes bétonnées. »
Manon Klein
Version à la Galerie Olivier Castaing / School Gallery, Paris, exposition personnelle
« Plongés dans le dispositif, les spectateur·rices deviennent peu à peu acteurs d’un théâtre d’ombres, et l’artiste, “maître en fantasmagories”. »
Manon Klein
Recherches préliminaires sur les fantasmagories (Robertson, Cour des Capucines, 1797)
Vue d’installation de la version in-situ à la Noorderlich Gallery, Hollande
Dessin préparatoire et vues d’installation de la version in-situ à la Noorderlich Gallery, Hollande
« Le visiteur que je suis, malgré moi, accepte le pacte qui me lie désormais à ces fantômes, à ces sujets flottants qui traversent l’écran comme des fugitifs qui s’accrocheraient à mon rêve ou mon cauchemar… »
Pierre Giquel, à l’occasion de l’exposition personnelle à la School Gallery, Paris
Version in situ au Pavillon Vendôme, Centre d’art contemporain de Clichy
Version au Singapore Art Museum
Version en extérieur, dans les jardins de l’ancienne ambassade de France à Tokyo
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co-auteur·rices
Emmanuel Guillaud
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Emmanuel Guillaud
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