Version in situ dans les jardins de l’Institut Français de Tokyo (exposition personnelle)
Le métro (ici, de Tokyo) est un monstre à deux têtes. Dans les soubassements de la ville, le réseau de couloirs transforme les passagers en flux de corps dociles.
En surface, les rails, tels des serpents, se faufilent entre les buildings, enlacent et emprisonnent les formes urbaines.
Ce labyrinthe n’a ni centre ni Minotaure.
Il est un mécanisme de contrôle monstrueux, miroir de notre addiction aux gains de productivité sans fin, à la surveillance permanente, à la rationalisation de tous nos actes.
En haut à gauche : version à Tokyo Arts and Space (TOKAS)
En bas à droite : version in-situ dans les jardins de l’Institut français de Tokyo
Suivant l’espace et le contexte d’exposition, photographies et vidéos sont fragmentées sur un mur d’écrans ou mêlées, dans des sculptures, à des néons et des barres de métal.
Dans le cadre de son exposition personnelle à l’Institut français de Tokyo, Guillaud investit le jardin japonais, surplombant sur des collines d’immeubles. 15 petits écrans flottent dans la nuit, comme des lucioles. Y sont projetés des visages enfermés dans les sous sol du métro.
Ces petits écrans sont pris en tenailles entre deux larges formes. D’un côté, des sculptures fer fer, projecteurs créés in-situ. De l’autre, de larges vidéos issues des logiciels de contrôle des flux de passagers.
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